«Nous n’avons pas peur de la société de consommation, nous n’avons connu
qu’elle. Travailler pour des entreprises oui ! Consommer oui ! Mais pas pour n'importe qui, pas n'importe comment, pas à n'importe quel prix !
Aussi éloignés du "patrons voyous" et du "tous pourris" imbéciles que de la fascination stupide devant l'hypercapitalisation, nous, jeunes engagés de différentes sensibilités, citoyens actifs ou
simples consommateurs d'aujourd'hui et de demain, salariés et entrepreneurs, demandons à l'Etat français d'oeuvrer très concrètement pour une obligation d’information des entreprises sur leur
impact, et ainsi de remédier à la schizophrénie de la relation entre Français et entreprises.
Le seul moyen, à nos yeux, de rétablir un lien de confiance est d'aider les Français à distinguer les entreprises les unes des autres.
Pour ce faire, nous demandons la mise en place d'outils d'évaluation de l'impact des entreprises dans les domaines environnementaux et sociaux demandé par l’Alliance pour la Planète et ses
membres (WWF, Greenpeace, Amis de la Terre, Ecologie Sans Frontières, Good Planet, Agrisud…).
Non les entreprises ne sont pas à ranger toutes dans le même panier ! Oui nous souhaitons aider et favoriser celles qui n'handicapent pas notre avenir ni celui des générations futures.
Il nous manque des informations compréhensibles par tous, informations permettant à chacun de comparer et de choisir.
Quels sont les impacts positifs et négatifs des entreprises françaises, présentes sur le sol français, ou de leurs filiales à l'international ? (Que vaut en 2007 une entreprise propre en France
et pollueuse dans le reste du Monde ?)
Pour permettre ce choix, les bons élèves doivent être distingués des autres. Il est donc normal que les entreprises qui refusent d‘informer sur leur impact environnemental soient sanctionnées.
C’est à ce prix que les entreprises vertueuses récolteront l’avantage concurrentiel qu’elles méritent.
Seules ces informations permettraient d’influer réellement sur les pratiques.
Ce que nous demandons aux élus de la République, ce n’est pas de parler du changement mais de réaliser celui-ci.»